dimanche, 06 janvier 2008
lettre 6 de LUDO...HONDURAS
Petit reveillon sympathique en terrasse d'un resto a Granada en regardant les feux d'artifice qu'enfants et adultes allumaient dans la rue. Osiris, un chanteur fou est venu s'asseoir a ma table et a joue quelques morceaux revolutionnaires avec sa guitare. Il m'a offert plusieurs bieres, chose etonnante car en principe c'est plutot le touriste qui regale. Pour la premiere fois du voyage, j'ai tenu jusqu'a minuit. J'avoue que cela m'a fait tout drole de voir tout le monde s'embrasser pour la bonne annee alors que moi je n'avais pour la premiere fois personne a qui la souhaiter. C'est un des inconvenients de voyager seul. Le lendemain, grasse matinee au moins jusqu'a 8 h. Dans l'apres-midi,....
je suis alle voir Osiris chez lui (il m'avait dit de demander a n'importe qui dans la rue ou il habitait et ca a marche). Pour le remercier de la veille, j'ai apporte une bouteille de rhum que nous avons rapidement descendu avec un copain a lui. Mercredi 2, depart pour Leon, ville coloniale rivale de Granada. Un peu moins touristique, moins belle aussi et pas autant entretenue. J'y ai passe une journee et une nuit. Le soir, au comptoir d'un de ces hotels ou se retrouvent tous les routards du monde, j'ai rencontre David, un Francais de Paris qui travaille pour Amnesty International et qui traine souvent, comme moi, du cote de Belleville. Un heureux hasard, une discussion sympa sur l'humanitaire que l'on s'est promis de poursuivre a Paris. Le lendemain, j'ai fait une tres courte escale a Managua, la capitale, pour prendre un bus qui rejoignait une autre capitale, celle du Honduras au nom difficilement prononcable d'une traite la premiere fois : Tegucigalpa. Une journee de bus donc, avec verification des papiers a la frontiere et arrivee a 22 h pour trouver un hotel en taxi. Froid de canard et vent m'ont accueilli. J'ai pris un hotel miteux et j'ai visite la ville le lendemain. Si elle n'a rien d'extraordinaire, Tegucigalpa n'est pas non plus desagreable et au moins, elle n'est pas dangereuse comme Managua. Je vous passe les galeres de transport qui ont suivi, la soiree encore arrosee avec un autochtone (Fabricio) et la disparition de mon portable.... Aujourd'hui, je suis a La Ceiba, une ville au bord du Pacifique de laquelle la plupart des touristes partent pour aller aux Bay Islands. La deuxieme plus grand barriere de corail apres celle d'Australie et surtout le lieu le moins du monde pour faire de la plongee. Comme je n'en fais pas, je poursuis ma route jusqu'a une region qui s'appelle la Mosquitia pour retrouver la foret que j'aime temps et faire la descente en bateau du Rio Platano. Il parait que ca vaut le deplacement. Et le deplacement, lui, prend encore une journee de bus ! Puis je crois que j'abregerai la visite du Honduras car je vais finir par rater mon avion le 20 a Belize !
A bientot
Ludo
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