samedi, 07 avril 2007

Débats dans la Gauche Antilibérale

Deux textes récoltés sur internet

   Unité ou en sommes nous?  lu sur communistes unitaires 95

  Création comité "Bové - Gauche Alternative" de la 7ème circonscription de l’Hérault

de G.Sabathe sur collectif 34.

Débat et dérives ...les texte suivent


Mardi 20 Mars 2007

 

Unité, où en sommes nous ?
Ces quelques mots font suite à la réunion Nationale des Collectifs Unitaires à Bobigny et à la réunion Départementale de ces mêmes collectifs du Val d’Oise. Je voulais faire part de ma première réflexion.
 
Deux caractéristiques sont communes à ces 2 réunions : l’imposant rétrécissement de la participation, et le climat de tension entre les présents. Nous étions pourtant censés être porteurs d’une démarche commune unitaire.
 
Le rétrécissement constitue une indication d’autant plus importante qu’il est à confronter à une même convocation à Montreuil. Un élan régnait encore, bien que la Direction du Pcf avait pris la responsabilité de l’échec de la démarche initiale. L’espoir perdurait. A présent, alors que la candidature Bové a été lancée et que pouvait en être attendue une perspective mobilisatrice, force est de constater que ce n’est pas l’optique unitaire qui fait recette, que viennent bien moins de participants.
 
De la rencontre de Montreuil, nous avions espéré le sauvetage de la patiente et difficile construction commune qui avait prévalue. Nous avons espéré que le réseau de dialogue, l’esprit d’écoute et de compréhension des cultures différentes constitueraient une nouvelle approche de l’action politique. Nombre de réticences à la candidature Bové portaient sur cette crainte de perdre ce qui avait difficilement été acquis. Nous devons admettre avoir perdu. En faisant échouer la candidature commune aux présidentielles, notre Parti a également créé les conditions d’une remise en cause de l’ensemble Unitaire.
 
Le départ de militants investis de longue date (soit vers les formations politiques d’origine, soit vers le découragement) a laissé la place à de nouveaux venus. Ils sont porteurs d’une autre tradition, d’une autre culture et surtout n’ont pas partagé les étapes d’élaboration de modus vivendi. Dès lors, quoi de plus naturel que de vivre cette triste aventure de l’échec de la candidature commune dans un rejet pur et simple des organisations ? L’insurrection électorale devient une insurrection contre les partis. La défiance est aujourd’hui systématisée et structurante. L’histoire récente plaide malheureusement bien en faveur de cette approche !
 
Mais cette fracture s’exprime, s’affirme, également à l’égard des Communistes Unitaires, dès lors que les décisions concernent la pratique politique institutionnelle. Plane sur nous le calcul de la récupération politique à notre seul profit. Notre apport, hier vécu comme répondant de l’intérêt partagé est à présent conçu comme suspect… Poursuivre sur ce terrain miné est de nature à rendre plus difficile encore la nécessaire reconstruction du large rassemblement.
 
Le champ politique est aujourd’hui à nouveau vécu comme l’espace de la compromission et de la trahison, et non plus comme le lieu de batailles pour la transformation sociale. Cet état de fait ne perdurera pas. Le besoin de perspectives crédibles va progressivement reprendre force, avec une nouvelle réceptivité pour l’élaboration de stratégies crédibles et larges. Une nouvelle expérience se profile après la reconstitution, normale, usuelle, d’une structuration politique autour des idées « spontanéistes » (je n’ai pas trouvé de mots plus adaptés, j’ai repris l’expression issue de mai 68, surtout rien de péjoratif !) qui ont trouvé leur élan autour de Bové. Mais cette ré émergence, aussi légitime soit elle, Va rencontrer ses propres contradictions. Dans la nouvelle situation, les limites d’une expression marginale dans les élections va faire problème. Le fonctionnement déjà constaté soulève déjà des interrogations. Tout cela va promptement relancer le débat et la réflexion autour des perspectives.
 
Je pense que nous (Communistes Unitaires) devons nous inscrire dans ce futur, en prenant du champ par rapport aux coordinations, voir d’une bonne part des Comités. D’autant que nous allons vivre en interne des moments d’extrêmes tensions, il me semble peu souhaitable de nous inscrire dans une double conflictualité. D’autant que les tensions dans les coordinations risquent de se révéler préjudiciable pour la suite. Nous avons tout intérêt à nous retirer de l’enchaînement actuel au sein de ce qui subsiste marginalement de la démarche unitaire. Nous devons abandonner momentanément l’espace au courant anti parti aujourd’hui devenu dominant. Et à faire connaître largement notre conviction que seule la reconstruction de l’unité peut ouvrir des perspectives, que nous demeurons disponible pour cette construction.
 
Serge Grossvak, le 28 mars   
Mardi 20 Mars 2007
 
http://communistesunitaires95.over-blog.org/
 
 
 
Création comité "Bové - Gauche Alternative" de la 7ème circonscription de l’Hérault

 

 

Création du Comité Bové - Gauche Alternative de la 7ème circonscription de l’Hérault :

Participants :
-  1 Les membres actifs de notre mouvement ne doivent en aucun cas être affiliés à un parti politique.
-  2 Les personnes qui désireraient participer à nos réunions et à nos actions et qui appartiendraient, tout de même, à un parti politique pourraient être consultées, suivant leurs compétences, sur tel ou tel sujet mais ne pourraient participer à aucune décision.

Adhésion :
-  3 L’adhésion à notre mouvement s’élèvera, au minimum, au 500ème du revenu mensuel du membre actif.
-  4 Cette adhésion devra être réglée le 1er janvier de chaque année pour l’année en cours.
-  5 Notre mouvement étant un mouvement militant, il ne sera nullement accepté de statut de membre d’honneur et membre bienfaiteur.

Mandataires, délégués :
-  6 Les mandataires ou délégués ne pourront être que des membres actifs non affiliés à un parti politique.
-  7 Tout représentant administratif, financier ou légal ne pourra exercer ses fonctions que dans une période de six mois. Il ne pourra prendre aucune décision sans avoir, au préalable, réuni une assemblée générale ou à défaut consulté une majorité des membres actifs égale au moins aux deux tiers des membres à jour de leur cotisation.
-  8 Autant que faire se peut, il sera adjoint au moins un membre actif pour chaque poste de représentant.

Mode de décision :
-  9 Comme nous fonctionnons sur le mode du consensus et de la démocratie directe, aucune voix ne sera considérée comme prépondérante par rapport à tout autre dans les décisions que l’association prendra.

Mode de financement :
-  10 Toute transaction financière devra passer par l’association de financement de la « Gauche Alternative ».

Campagne politique 2007 :
-  11 L’association sera seule habilitée à désigner les candidats de la Gauche Alternative pour les législatives 2007 dans la 7ème circonscription de l’Hérault.
-  12 Nos candidats à la candidature, pour l’élection législative 2007, devront être membres actifs à jour de leur cotisation et non affiliés à un parti politique. Ils devront avoir participé à la campagne présidentielle pour José Bové.

 
Publié le vendredi 6 avril 2007
http://c.unitaire2007.34.free.fr/article.php?id_article=1276

Commentaires

Oui effectivement !
Tout à fait d'accord sur le fait que les antipartis sont majoritaires chez
les bovétistes, il me semble avoir dit cela il y a quelques mois !

Mais je ne suis pas sur la base des communistes "unitaires", je ne crois pas
qu'il y a des antipartis chez Bové parce que le PCF a cassé le mouvement,
c'est plutôt le contraire : la masse des antipartis s'est mobilisée pour
mettre dehors le PCF.

Les documents des collectifs depuis août 2006 le montrent clairement. Le
reproche qu'on peut faire à la direction du parti, c'est de ne pas avoir
tapé sur la table publiquement quand cette tendance est apparue nettement au
Collectif national, bien que MGB ait fait des propositions pour y répondre
mais il y a eu une fin de non-recevoir totale.

La seule question que je me pose c'est de savoir jusqu'à quel point Bové et
son entourage ont pu manipuler ces thèmes. Il ne leur était pas difficile de
savoir que la rupture serait mise au débit du PCF quoi qu'il arrive, compte
tenu de l'antiPCF primaire, secondaire et tertiaire de certains.

Là encore que la direction du PCF ait fait comme si ce risque n'existait pas
me pose question sur sa capacité à gérer un processus politique de lutte. La
grave surdité dont il est parfois question n'est donc pas à situer là où
cela se raconte habituellement !

La question pour le PCF est de trouver des appuis convergents dans les
luttes, or certains ne l'acceptent que s'il est noyé, minoritaire ou alors
s'il est majoritaire et s'il peut distribuer du pouvoir à ceux qui luttent
avec lui... ce qui n'est pas demain la veille, d'une part parce que ce n'est
pas dans la culture du parti de le faire, d'autre part parce que je
n'imagine pas le PCF majoritaire (à gauche) avant longtemps. Ainsi la
difficulté est de mener des combats quotidiens et exemplaires sur le
changement des modes de production, vers la coopération en particulier pour
que des solutions puissent se voir et démontrer qu'on peut produire
autrement, sans attendre le lendemain du grand soir.

En effet nous pouvons toujours dire que nous avons des propositions et ne
pas vouloir faire du témoignage..., mais nous n'avons aucun exemple positif
à montrer en France (il nous faut toujours aller les chercher ailleurs !) et
nous ne nous battons pas résolument sur la base du programme du CNR révisé,
en disant bien en quoi ce programme s'il était réellement développé tel
qu'il a été conçu (dans son esprit, pas à la lettre évidemment, encore
que...), et non déformé par les atteintes de 60 ans de gouvernements
libéraux, résoudrait l'essentiel des difficultés que nous rencontrons
actuellement. Le plein-emploi y est inscrit en toutes lettres, entre autres.

C'est sur ces axes que je pense possible un approfondissement de la
stratégie de rassemblement du parti. Dire qu'on veut rassembler, qu'on ne
veut pas être hégémonique c'est bien, mais ne pas dire comment on va
rassembler, avec quelles structures, avec quelles modalités de débat, etc.
c'est un peu court et nous l'avons vu, casse-gueule. Le contenu ne fait pas
tout : forme et fond sont liés.

Il y a beaucoup de travail à faire, mais je ne vais pas battre ma coulpe
devant des gens qui n'ont qu'une lointaine connaissance de la démocratie et
je ne dis rien de leurs analyses politiques.

Amitiés
Jean

Ecrit par : Jean | dimanche, 08 avril 2007

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