lundi, 12 février 2007
petition journalistes
Appel des journalistes de l’audiovisuel public pour des débats contradictoires
Bonne nouvelle pour la démocratie : 75% des français sont intéressés par l’élection présidentielle. Les motivations de leurs votes seront en priorité les réponses apportées au chômage, au pouvoir d’achat, à la pauvreté, au financement de la protection sociale, à l’environnement, à l’école, à la politique fiscale… Mauvaise nouvelle pour la presse et les journalistes : 71% estiment que les débats sont de mauvaise qualité ; 84% que les critiques personnelles occupent trop de place ; 57% que les vrais problèmes ne sont pas abordés ; 55% que la campagne n’apprend rien*. Ce constat nous le partageons et nous en appelons à nos directions. Certes, des enseignements ont été tirés de la couverture de la campagne de 2002, où les émissions politiques avaient été reléguées en deuxième partie de soirée, et du vote inquiétant pour l’avenir démocratique du pays. Les directions de l’information de nos sociétés accordent à cette élection une plus large place dans les grilles de programmes et à des heures de plus grande écoute. Pour autant, nous estimons que nos directions n’ont pas tiré tous les enseignements, non seulement en regard de 2002, mais aussi de nos dérives constatées lors du Référendum sur le Traité constitutionnel ou encore plus loin lors de la candidature de Balladur en 1995. Après les premières semaines de campagne et malgré.....
le rappel à l’ordre du CSA, les temps de parole ne sont toujours pas équilibrés entre les différents candidats, la bipolarisation est encore trop présente. Tous les candidats, quelle que soit leur renommée et leur importance, doivent être traités à égalité. Journalistes de l’audiovisuel public, nous ne voulons pas que le fossé se creuse encore un peu plus entre nous et les citoyens qui nous financent au travers de la redevance. Les radios et télévisions du service public sont les leurs. Nos émissions et reportages doivent répondre à leurs attentes, à leurs préoccupations, quelles que soient leurs appartenances politiques. Nous devons leur permettre de se prononcer au 1er tour en ayant toute connaissance des programmes des différents candidats. Nous ne pouvons cautionner la dérive populiste qui consisterait seulement à donner la parole à des panels de citoyens interpellant directement les candidats, les journalistes étant cantonnés dans le rôle de M. Loyal porteurs de micros et ne pouvant exercer leur droit de suite sur les propos tenus par les différents candidats. Nous ne pouvons nous satisfaire d’émissions d’info-communication où un seul candidat est invité pour parler de ses propositions au prétexte que les « grands candidats » refuseraient touts débats contradictoires. Nous réclamons, comme la majorité des citoyens, des débats entre les différents candidats, non seulement entre ceux de droite et ceux de gauche, mais aussi internes à la gauche et à la droite. Les projets de société doivent-être confrontés pour que les citoyens se forgent leur opinion. Ce n’est qu’à ces conditions que nous remplirons nos missions de service public, pilier essentiel de la démocratie. Paris le 7 février 2007. *Sondage Le Figaro des 31 janvier et 1er février 2007.
Pour voir les premiers signataires :
Pour signer cette pétition, merci d’adresser votre nom, prénom à l’adresse suivante : nathalene.bourdierschwartzbard@france3.fr Relations téléspectateurs : TF1: 08 258 098 10 France 2 :08 90 710 202 - ou : Médiateur de l'information France 2, 7 Esplanade Henri de France 75907 Paris Cedex 15 France 3: 08 90 710 303 - ou :France 3 téléspectateurs 86982 Futuroscope Cedex - ou sur le net: Internet.france3.fr France 5: 08 90 710 505 Arte: 03 88 14 22 55 -ou-: Arte GEIE, Service téléspectateurs, 4 Quai du Chanoine Winterer, 67080 Strasbourg Cedex -- mariegeorge2007.org ============================ Rassembler la gauche Populaire et Antilibérale
21:10 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note




Commentaires
GARDONS LE CAP !
À l’issue de la réunion nationale de Montreuil nous avons décidé de ne pas signer la déclaration finale qui nous paraissait engager l’ensemble de notre démarche derrière la seule candidature de José Bové. Or, nous estimions que si cette réunion nationale (à laquelle, faut-il le préciser, nous avions appelé dès le 22 décembre avec d’autres porte-paroles du collectif nationale) exprimait une véritable dynamique, elle ne pouvait prendre une telle décision au nom de l’ensemble des collectifs (dont au passage on notera, compte-rendu de leurs délibérations à l’appui, que la majorité d’entre eux ne s’étaient pas saisis de cette question).
Trois semaines après il est possible de faire un premier bilan à partir des retours des collectifs unitaires. Or, qu’ils soient sous forme de PV ou de questionnaires, ces retours montrent une grande diversité mais également la volonté de beaucoup (aucun décompte n’ayant été fait, nul ne peut aujourd’hui discerner si ce fait est majoritaire ou pas) de ne pas s’engager exclusivement pour un des candidats afin de poursuivre la démarche unitaire.
Lors de la réunion de la coordination nationale du 3 février qui, faute de temps et de préparation, réunissait de fait une minorité de délégués dument mandatés par une coordination régionale ou départementale, plusieurs intervenants, y compris partisans de la candidature de José, ont demandé que la coordination nationale prenne acte de cette tendance et poursuive sa démarche de façon autonome. La question soulevée par ces interventions n’apparait pas dans le compte-rendu publié par le secrétariat, or il nous semble essentiel pour la suite de notre mouvement que les collectifs s’emparent de cette question et puissent ainsi décider du profil de leur instance nationale.
C’est bien évidemment une question de démocratie élémentaire mais c’est aussi une question politique dont dépend la clarification nécessaire sur plusieurs orientations apparues lors de cette réunion nationale.
Pour notre part, nous maintenons le même objectif : construire le rassemblement de la gauche antilibérale afin de changer la donne à gauche. Nous gardons le cap. Celui de l'unité avant tout.
Nous avons jugé dommageable la décision de la LCR de ne pas s'engager dans le rassemblement pour un motif qui nous semblait hors de proportion avec l'occasion historique qui nous était donnée. Nous avons refusé la décision du PCF de présenter Marie-George Buffet alors même que cette candidature ne rencontrait pas de consensus ni dans les collectifs, ni entre les sensibilités politiques. Mais, aujourd'hui, même si nous devons tirer les leçons sans concessions de ce qui a conduit à la division de la gauche antilibérale aux Présidentielles, nous maintenons que ni la LCR, ni le PCF ne sont devenus des adversaires. Aucun rassemblement de la gauche antilibérale ne se fera autour d'une de ses sensibilités ou de l’un des partis politiques, mais il ne se fera pas davantage en excluant ces derniers de ce processus. Il faut rompre l’escalade d’un sectarisme qui serait mortifère pour tous. Même si la tâche est ardue, il nous faut (re) construire pour l'avenir. Il n’y a pas d’autre issue.
Pourtant, le 3 février, plusieurs intervenants ont clairement affirmé une position qui nous éloigne de l'objectif initial pour se rapprocher d'une construction aux contours idéologiques plus ou moins définis qui s'adosserait à la candidature de José Bové, ou du moins à la perception qu'ils s’en font. Cette conviction est évidemment respectable et ce courant peut même avoir vocation à construire sa propre représentation nationale (nous ne parlons pas là du comité de campagne de José Bové qui joue évidemment déjà son rôle pour cette campagne), mais nous maintenons que ce n'est pas celle qui a présidé à la naissance de notre mouvement et, surtout, qu’elle ne reflète pas ce qui semble émaner aujourd'hui encore de bien des collectifs.
Au-delà des Présidentielles et de ce que chacun de nous en attend, nous pensons que l'avenir de la gauche antilibérale se construit maintenant. Quelles que soient les difficultés, nous devons avoir toujours pour objectif de présenter dans chaque circonscription un seul candidat de la gauche antilibérale aux législatives avec l’ambition, dans chaque département, de respecter pleinement notre diversité. Le résultat des Présidentielles pourrait bien d’ailleurs accroître encore cette nécessité et la rendre évidente pour tous ! Nous préconisons que les collectifs unitaires (et véritablement pluralistes) s'emparent de cette question dès maintenant sur le terrain. Au niveau national, ce mouvement doit disposer d'une structure à l'image des collectifs. Il est donc indispensable, si elle veut pouvoir jouer son rôle, que la coordination nationale devienne distincte de toute candidature aux Présidentielles et du coup puisse légitimement appeler toutes les sensibilités politiques qui le souhaitent à participer à ses travaux. C’est également la condition sine qua non pour que toute autre structure de liaison entre les forces antilibérales (ex CIUN) perde son sens.
Cette question doit être clairement élucidée au plus tôt et si possible lors de la prochaine réunion du 17 février. Nous pensons, en conséquence, que chaque collectif et coordination de collectifs devraient, sur cette question, envoyer leurs délégués sur des mandats clairs. Poursuivre dans l’ambiguïté, c’est prendre le risque à moyen terme de compromettre un peu plus notre expérience unitaire.
Cette unité reste notre objectif prioritaire. Chacun sait qu’en mer lorsqu’une flotte est soumise à des vents contraires, il importe peu que ses navires tirent des bords différents dès lors qu’ils conservent le même cap. Ce cap, de plus en plus de collectifs ont décidé de le conserver. Il serait paradoxal, et finalement peu légitime, qu’une instance qui ambitionne de les coordonner nationalement n’en fasse pas autant.
Eric Coquerel (Président du MARS, membre du collectif Paris 11)
Pierre Carassus (Secrétaire Général Gauche Républicaine, collectif de Melun)
(tous deux ex porte-parole du collectif national)
Ecrit par : PIETRO | mercredi, 14 février 2007
Ecrire un commentaire