mardi, 06 février 2007

suite élections aux chambres d'agricultures

Bref topo agricole . Les résultats des élections aux Chambres d’agriculture sont maintenant connus. La Confédération paysanne est en net recul au niveau national même si elle reste , à cette heure le deuxième syndicat agricole du pays. elle devrait se situer entre 19,5 % et 19.8 %. (sous réserve des vérifications du ministère. Les résultats officiels devraient être connus demain) soit une baisse de près de 8 ou 9 points. La Fnsea conserve sa place avec....


un score supérieur à 50%. (FNSEA adhérente du Medef) La coordination rurale progresse beaucoup et s’approche des 19.5 % (dissidence de droite de la Fnsea. En Languedoc, poujadiste et très proche du FN). Pourquoi je mets ça sur la liste ? en pâture…. Parce que j’ai quelques questions à poser aux camarades réunis dans les CUALs : 1/ Comment se fait il que le modef (mouvement de défense de l’exploitation familiale) qui est à l’agriculture ce qu’était la CGT dans le mouvement ouvrier, dans son rapport au Parti communiste, se présente en liste d’union avec la FDSEA (adhérente au Medef) dans l’Aude ? Comment se fait il que le Modef du Gard présente une liste seul, sachant que il ne pourra prétendre à plus de 9% des voix et que le seuil requis pour la représentativité en milieu agricole est de 15 % (loi scélérate de Rocard) ? Idem pour l’Hérault ? Quel plaisir à s’auto flageller ainsi ? Quel plaisir sinon participer au travail d’élimination des paysans et de ses forces syndicales en recomposition, autour de la Conf contre le bull de la FNSEA et le poujadisme fascisant de la Coordination rurale ? Alors que la petite paysannerie des pays riches est en voie de liquidation et que les effets des politiques agricoles européennes sur les paysanneries des pays tiers, et/ou dits émergents sont meurtriers sur les populations paysannes et rurales il nous semblait à la Conf, qu’il y avait mieux à faire. 2/ Concernant le « personnel » politique auquel les paysans s’adressent : Nous essayons de donner du sens à la formule maintenant parfois galvaudée « du global au local » et donc une fois énoncées les « généralités » politiques sur les méfaits de l’OMC et de la Pac et montré les effets directs sur les plus petits d’entre nous, nous nous adressons aux locaux, députés, sénateurs, conseillers généraux et maires. Cela paraît logique et cela reste dans le rôle du syndicalisme « force de proposition » et constructeur de rapport de force. Quelqu’un(e) pourrait il m’expliquer pourquoi les politiques locaux députés, sénateurs et élus du Conseil général ont , en réponse à nos demandes de « droit au revenu » et dans l’attente de celui ci, qui demande un travail politique régional, national et européen, de droit d’accès aux minima sociaux refusé leur octroi, dans une unanimité effarante aux paysans pourtant ayant droits ? Cette question n’a pour l’instant rien a voir avec les débats que vous aurez concernant les législatives à venir et les propositions à faire en terme de représentants. Elle pose simplement la question de confiance. Ce n’est pas la moindre. Nous sommes globalement consternés et l’unanimité faite autour des sociaux libéraux sur cette question précise, ponctuelle, ne nous paraît présager rien de bon pour les discriminés d’aujourd’hui et de demain. Ici et ailleu

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