mardi, 16 janvier 2007
Debat reçu par mail
Echange de correspondances
entre P. Galano et M.Gourdol reçu par e-mail ...
« Collectif de Cabestany » Assemblée du 11 Janvier 2007 En introduction à notre réunion nous avons fait un large tour d’horizon de la situation du mouvement antilibéral. A la lumière des informations qui nous ont été communiquées nous avons fait un certain nombre de constatations. Puis dans la deuxième partie de notre réunion nous avons pris plusieurs décisions. Sur les constats : Nous avons pris acte qu’aucune candidature n’avait fait consensus entre les différentes organisations. Nous considérons aussi que le choix de Marie-George Buffet pour porter le programme antilibéral a été partagé par une grande majorité des collectifs. Ce choix nous le partageons car nous estimons que Marie-Georges Buffet est la candidate la mieux placée dans l’identification antilibérale et dans ses capacités à porter cette candidature. Nous déplorons qu’il n’ait pas été possible de rassembler autour de ce choix toutes les forces politiques. Nous pensons que cette construction n’a pas bénéficié du temps nécessaire à sa maturation et que les objectifs non avoués ont contribué à son échec. Sur ce constat nous nous interrogeons sur les objectifs fixés par les 20 et 21 Janvier. Une nouvelle candidature ? Cette situation contribuerait lourdement à disperser les forces antilibérales et donc à les affaiblir. Nous n’osons pas croire qu’un tel objectif est envisagé par le CUAN. Il contribuerait aussi à désorienter l’ensemble du mouvement antilibéral notamment dans ses objectifs initiaux actés les 10 et 11 Septembre à St Denis. Un nouvel espace politique : C’est pour nous incompatible avec la nature même des collectifs locaux. Cette éventualité nous la rejetons en bloc car pour nous elle exclut toutes celles et tous ceux qui souhaitaient en entrant dans les collectifs garder leur identité. Sur la représentativité du CUAN : Nous considérons que le CUAN ne représente pas la diversité des collectifs locaux ainsi que leur richesse. Nous souhaitons qu’une coordination nationale soit créée à partir des collectifs locaux. Nous voulons croire qu’une autre voie à gauche est possible pour battre la droite durablement. Nous avons une candidate, nous avons un programme, pour nous maintenant il s’agit de rentrer en campagne pour atteindre les objectifs que nous nous sommes fixés. Nous souhaitons aussi renouveler l’un des engagements pris avec la constitution des collectifs : « celui d’exister et de poursuivre nos objectifs après la campagne électorale » indépendamment des résultats et de jouer un rôle fondamental pour changer la politique et les rapports de force. P.GALANO
candidature Un objectif essentiel des collectifs était de présenter des candidatures communes aux élections de 2007... Le PCF, pour des raisons qui lui sont propres, a choisi la "rupture" avec cet objectif pour l'élection présidentielle. Dés lors, on comprend bien qu'il ne souhaite pas que les collectifs parviennent à désigner leur candidat unitaire qui ferait de l'ombre à MG B (qui n'en a pas besoin...). Mais sur cette affaire tout le monde comprendra qu'il n'a plus de légitimité à parler (directement ou à travers "ses collectifs") puisqu'il a renié nos engagements communs. On comprend bien, aussi, qu'il souhaite garder le contact pour trouver des forces d'appoint pour faire réélire ses députés. Vu ce qui précède les choses seront beaucoup plus compliquées qu'envisagé auparavant : on ne peut manger à tous les rateliers et "prendre les enfants du bon dieu pour des canards sauvages". L'ampleur des divergences qui nous séparent restent à mieux analyser, mais il semble bien qu'il ne s'agit pas d'un simple incident de parcours et que la stratégie de l'appareil du PCF était beaucoup plus de se remettre à flot que de chercher à construire une démarche unitaire. Nous devrons en tenir compte dans notre stratégie à venir. Les bras de MG B feraient mieux de coller ses affiches et distribuer ses tracts, plutôt que de continuer à se cacher derrière tel ou tel "collectif unitaire"...
Michel GOURDOL
Bonjour Michel, Nous ne nous connaissons pas mais nous avons je le crois la même passion y compris cinématographique. je fais référence au film culte "faut pas prendre les enfants du bon dieu pour des canards sauvages". Toutefois sur le reste nous divergeons, mais cela n'est pas grave, je pense sincèrement que nous sommes tous des militants antilibéraux. Que l'on soit encarté ou pas ce n'est pas cela qui doit nous éloigner. Tu parles du PCF comme si tu y étais mais tu en parles mal. Cela ne me blesse pas, mais me désole. Je pense aussi que ton analyse, que je respecte malgrè tout, n'est pas la bonne. Que la situation des composantes politiques qui se sont engagées avec les collectifs n'est pas si simple, et que surtout, elle ne se résume pas à quelques élu(e)s et à leur "place", ni même à des candidatures communes. Pour ta remarque, le PCF pour faire réélire ses députés avait une façon plus simple pour cela. C'était de faire comme la LCR, se détourner du mouvement antilibéral et se lancer seul dans la bataille électorale, plutôt que de rechercher à rassembler. Je pense aussi qu'il est important de tenir compte de l'historique et de l'appel lancé par Marie-Georges BUFFET. Comme nous devons tenir compte aussi de tous les engagements qui avaient été formulés à St Denis lors de la première réunion nationale des collectifs. A ce sujet, je pense que l'obstacle fondamental n'était pas la candidature, mais le non dit du début "une re-fondation politique". Le PCF n'était pas dans cette logique en tout cas sa grande majorité. Mais cela a eu aussi une influence sur les collectifs et notamment tous ceux qui ne souhaitaient pas perdre leur identité et être manipulés par une instance nationale politique que ce soit une nouvelle force, en premier lieu le CUAN. De l'objectif du départ "se rassembler" nous sommes passés avec la candidature commune à se "recomposer". Le choix donc, dépassait le nom et il engageait bien au delà, sinon pourquoi Marie-George BUFFET ou un autre ne feraient-ils pas le consensus ? Une nouvelle candidature, une de plus, ne fera pas de l'ombre à Marie-George BUFFET, mais à toute la gauche dans sa composante antilibérale. Elle facilitera le vote utile voire le pire. Quand je dis cela je n'exclue pas une résponsabilité du PCF. L'échec que nous avons à analyser ne se résoudra pas dans une recomposition ou un autre candidat(e), sauf si d'autres sont déterminés à exister. Le mouvement antilibéral ne se résume pas à des candidatures, ou à un nouveau Parti, mais à des aspirations populaires, à sa volonté de changer les choses, c'est pour cela que les collectifs appartiennent à personne et à tout le monde, ils sont souverains. Ils sont riches dans leur composante, ils sont une force de rassemblement, ils doivent vivre bien après ces élections et le PCF est une de ses composantes. Bien fraternellement
Philippe. -----
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